Quand elle a appris que son frère Dirar avait été fait prisonnier par les Byzantins lors d'une bataille, elle a pris son cheval, ses armes, et elle est partie.
Khawlah bint al-Azwar — radi Allahu anha — est l'une des figures guerrières les plus documentées de la biographie islamique. Elle combattait habillée en armure, avec une lance et une épée, et ses adversaires ne savaient pas au départ qu'ils faisaient face à une femme.
“ Khalid ibn Al-Walid, en la voyant combattre, a demandé qui était ce cavalier. Quand il a appris que c'était une femme, il a dit : 'C'est une chose extraordinaire.' ”
Futuh Ash-Sham, Al-Waqidi
Khalid ibn Al-Walid — le Sabre d'Allah, l'un des plus grands généraux de l'histoire militaire — impressionné par une femme au combat. Cette scène dit quelque chose d'important sur l'Islam des Sahabiyyat : il n'y avait pas de plafond artificiel sur ce qu'une femme pouvait être, si la situation le demandait et si la foi l'animait.
Khawlah ne cherchait pas la gloire. Elle cherchait son frère. L'amour familial transformé en courage, le courage transformé en action — voilà ce que son histoire nous montre.
Lors d'une autre occasion, elle a été faite prisonnière avec d'autres femmes musulmanes. Ses compagnes étaient désespérées. Elle les a rassemblées, leur a dit de ne pas accepter le déshonneur, et leur a distribué les poteaux de leurs tentes comme armes. Elles ont combattu leurs geôliers jusqu'à ce que l'armée musulmane arrive à leur secours.
“ Et ceux qui se battent dans Notre voie, Nous les guiderons certainement sur Nos chemins. ”
Sourate Al-Ankabut, verset 69
Khawlah — radi Allahu anha — nous enseigne que la protection de l'honneur est une responsabilité, pas seulement une attente. Et que quand personne ne vient vous sauver, il est parfois nécessaire de vous sauver vous-mêmes — avec tout ce qui est à votre disposition.